Nouvelles des Amis -
Le site de Fayama et CaptainDom
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1er juin au 31 août 2008 - départ pour la méditerranée
Le 1er juin, Berta et moi finissons l'approvisionnement en nourriture. Le voyage va
être long pour rejoindre la méditerranée. Les pleins de carburant et d'eau sont déjà fait.
Le 2 juin au matin, il ne fait pas bien chaud, seulement 17°. Je suis sur Fayama dans
la marina de Gijon au nord de l'Espagne, en attente du départ. 9h45 le moteur est démarré,
9h50 les amarres sont larguées, Fayama s'éloigne. Berta fait des grands signes, les larmes
aux yeux. Pour moi c'est différent, j'ai le coeur gros mais je n'ai pas le temps de penser pour
la simple raison qu'il faut déjà manoeuvrer au moteur pour sortir du port. Une fois les
dangers bien parés, je peux établir la grand-voile puis le génois. Il est déjà 10h25, je me
retourne et vois ce petit bout de femme sur la jetée me faisant de grands signes. Elle
diminue petit à petit jusqu'à devenir un minuscule point sur cet horizon terrestre. Je me
retrouve seul en mer...Au large, la mer est forte et le vent faible, le mal de mer s'installe.
10h35: la position est 43°35'968N 5°40'465W la vitesse est bonne entre 5 et 6 noeuds
cap compas 340°. La journée se passe à tirer des longs bords. 4 virements de bord nous
amène par 43°35'565N 6°09'695W , il est 20h25. A ce dernier virement de bord j'établis le
génois en grand, le vent a faibli, nous sommes babord amure cap compas 320° vitesse 4
noeud. Je laisse aller vers le large toute la nuit afin d'éviter le trafic.
Résumé de la journée: La mer est restée forte toute la journée, c'était une navigation au
près dans une mer confuse. En fin d'après-midi c'était l'apothéose du mal de mer et j'ai
vomis. En soirée, le vent avait molli et la mer s'était un peu calmée.
Mardi 3 juin: au petit matin, nous étions à plus de 30 miles de la côte. Il ne fait pas bien
chaud, on peine à avoir les 18°, le baromètre marque 1018,5 mb. C'est à 5h50 que
j'effectue le premier virement de bord de la journée pour nous retrouver tribord amure.
Le vent a du tourner car nous reprenons la route au 340° compas, la vitesse reste faible
2,5 à 3 noeuds. La mer est plus calme, le vent est faible, ératique, Fayama toujours au près.
La direction du vent m'oblige à me rapprocher de la côte. Je profiterai d'être à portée de
réseau téléphonique pour appeler ma famille. Je commence à me remettre du mal de mer
d'hier. Notre position à 8h est : 43°50'485N 6°17'505W. Toute la matinée, nous luttons
contre les changements de direction de vent, les variations de cap sont nombreuses. A 14h,
notre position nous situe par 43°38'703N 6°51'082W cap vrai 255°.
L'après-midi est
parfait, la mer reste calme, le vent un peu faible ne nous permet pas d'avancer vite. Entre
17 et 19h Eole décide de souffler un peu plus fort, nous abattons les miles plein d'espoir.
Puis, à l'approche du Cap des Aiguilles, nous rencontrons une grosse houle, le vent faiblissant.
La nuit est pénible, le claquement des voiles dû au manque de vent tape sur les nerfs. Je hais
cette grosse houle.
Jusqu'à 2h du matin mercredi 4 juin, je lutte contre les claquements de voiles. De guerre lasse
j'affale tout et laisse dériver Fayama jusqu'à l'aube. J'en profite pour me reposer. A 6h je
remets en route au moteur, Eole toujours en grève. A 8h30 un petit souffle se fait sentir de
l'arrière, j'établis le spi. Nous n'allons pas bien vite, 2 noeuds et cela ne dure pas la vitesse
revient à 0. J'affale le spi dans sa chaussette et reprends la route au moteur
.
Dernière mise à jour : 21/04/2026 20:00